Un groupe des travailleuses-eurs du sexe et alliées de Montréal dénonce ladécision de la Cour suprême de B.C.

Montreal, le 15 décembre 2008

Aujourd'hui, la Cour suprême de B.C. a refusé d'entendre la cause portée
devant la Cour suprême de B.C. par un groupe de travailleuses du sexe
issues du Downtown Eastside de Vancouver (SWUAV) qui visait à contester
les lois existantes sur la prostitution, et ce, en utilisant la Charte
canadienne des droits de la personne.

Lainie Basman, membre de la Coalition pour les droits des travailleuses et
travailleurs du sexe à Montréal affirme que « cette décision est très
décevante. La Cour suprême avait ici l'opportunité d'entendre une requête
critique amenée par des travailleuses du sexe dont les dispositions du
Code criminel Canadien violent leur droit fondamental à l'égalité et
contribuent à les mettre en danger sur le plan de la sécurité. Il est
déplorable que la Cour ait plutôt choisi de fermer ses portes à l'un des
groupes les plus opprimés et marginalisés de notre pays.».

Joe Arvay, avocat chargé de cette cause et qui travaille en étroite
collaboration avec Katrina Pacey de la Pivot Legal Society affirme que «
les arguments soutenus par gouvernement tiennent au fait que seules les
femmes qui sont présentement actives comme travailleuses du sexe ou sont
actuellement accusées en vertu des lois sur la prostitution peuvent
intervenir à titre de plaignantes. Cette argumentation ne tient pas tant
sur le plan légal que politique ».

Cette décision de la Cour affecte les travailleuses-eurs du sexe à travers
l'ensemble du pays. Mentionnons à ce sujet qu'au cours des dernières
années, nous avons assisté à l'une des pire atrocité en matière de
violation des droits humains perpétrée envers des travailleuses du sexe.
Un nombre important de femmes ont été assasinées ou ont disparues dans les
régions de Vancouver et Edmonton. « Au sein de notre propre ville, il y a
au minimum deux causes qui impliquent des hommes accusés d'avoir violé en
séries des travailleuses du sexe. Nous ne seront pas libérées de la
violence et de la menace de subir de la violence tant et aussi longtemps
qu'existeront ces lois qui criminalisent nos vies et notre travail. Il
est donc urgent de reconnaître aux travailleuses de sexe le droit de
travailler dans des conditions décentes et sécuritaires.» affirme
Anna-Louise Crago aussi membre de Coalition pour les droits des
travailleuses et travailleurs du sexe.

Les membres de la Coalition souhaitent en ce sens exprimer leurs
préoccupations face à cette décision mais aussi souligner l'importance
d'avoir le droit de porter ces causes de violation des droits humains
devant la justice.

Pour plus d'information :
Anna-Louise Crago ou Lainie Basman
info@montrealcoalition.com

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LA COALITION POUR LES DROITS
DES TRAVAILLEUSES ET TRAVAILLEURS DU SEXE